Des témoins de Toronto
Série d'articles écrits par des témoins du "réveil" de Toronto
Premier article :
Nous revenons juste de l'église de l'Aéroport de Toronto (le 8 janvier 1997).Traduction d'un article en anglais du Pasteur Robert S. Liichow. Original sur
http://www.discernment.org (Today's Revival)Ce n'est pas du "vin nouveau," mais une liqueur forte !
Ma femme et moi, nous revenons juste de l'église de l'Aéroport de Toronto. Nous venons de célébrer notre 14e année d'un mariage béni, et cet anniversaire coïncidait avec une semaine où l'église de Toronto invitait à "boire comme une éponge" au "bar de Joël."
Les gens sont venus pour s'enivrer spirituellement, et ils se sont bien enivrés ! Nous avons vu une femme sortir de l'église en rampant sur ses mains et sur ses genoux, parce qu'elle était trop "ivre" pour marcher droit. Une autre femme se traînait à terre en direction de la porte, parce que ses jambes semblaient paralysées. On aurait dit une handicapée tombée de sa chaise roulante, qui tentait de ramper pour remonter dessus.
Nous avons vu des gens tomber spontanément, rire de manière incontrôlée, rugir, faire le poulet, pousser d'énormes grognements et hurlements. De jeunes enfants manifestaient tous les signes de l'ivresse. Deux jeunes adolescents furent portés sur l'estrade pour qu'ils racontent la vision qu'ils étaient en train d'avoir de Jésus se tenant sur l'estrade en compagnie de John et Carol Arnott. Bref, l'endroit était "chaud."
Ce soir-là, l'orateur était John Scotland. Il nous dit dans son témoignage que cela faisait trois ans qu'il était "ivre" sans interruption. Il y avait 3.000 personnes dans l'auditoire. Quand il se leva pour parler, il se mit à tituber sur l'estrade, à dire des plaisanteries, et à marmonner des paroles inintelligibles. En bredouillant, il réussit à commencer à lire sa Bible, en disant : "Pour ceux qui sont encore dans ces choses !" Tout en essayant de lire la Bible, il s'interrompait pour caqueter comme un poulet. Je parle sérieusement, et nous avons commandé la vidéo de cette soirée. En fait, chaque fois qu'il essayait de lire sa Bible, des bruits étranges sortaient de sa bouche, ce qui plaisait à l'auditoire. Pour moi, il s'agissait sans aucun doute de puissances démoniaques à l'uvre pour se moquer du ministère, de la Bible, et d'hommes créés à l'image de Dieu.
Quand arriva le moment de la prière, je tentai de filmer sur bande vidéo John et Carol Arnott en train d'imposer les mains aux gens. Après quelques minutes, on me demanda d'arrêter. Plus tard, je recommençai à filmer, et je pus enregistrer un bon nombre de manifestations étranges, que nous diffuserons dans quelques semaines.
La raison pour laquelle on m'a interdit de filmer est simple : ils veulent contrôler ce que les gens font de ces films. Ils savent que s'ils présentent (sur leurs propres vidéos) quelques textes (hors du contexte), mettrent un peu de musique en bruit de fond, et joindre quelques témoignages, tout semblera normal. Quand on filme tout comme cela se passe en réalité, cela produit des choses qu'ils n'aiment pas. Cependant, je pense que j'ai réussi à filmer quelques scènes intéressantes.
Les responsables ont présenté cette semaine comme une semaine consacrée à "l'ivresse spirituelle." J'ai déjà donné un enseignement concernant cette aberration.
Nous avions déjà visité l'église de Toronto, il y a deux ans. Les choses n'étaient déjà pas très bonnes, mais elles sont à présent devenues pires. Il y a bien moins de respect pour Dieu qu'auparavant. Pendant les courts moments où la Bible était lue, les gens marchaient, conversaient, achetaient ou vendaient des livres ou des cassettes, mangeaient, etc Il en fut de même pendant le moment de prière, à commencer par les responsables qui se trouvaient sur l'estrade ! Il n'y avait aucun respect pour Dieu ni pour Sa Parole. En outre, depuis deux ans, les manifestations sont devenues plus violentes.
Enfin, nous avons noté qu'ils parlaient sans cesse de ce grand "baptême d'amour" et de la manière dont ce réveil avait augmenté leur passion pour Jésus et pour les hommes Mais ils n'arrêtaient pas de parler durement de tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux. Je suis en train d'envoyer un courrier électronique à John Arnott pour dénoncer cette évidente hypocrisie. Ils parlent d'amour, mais sont prêts à "descendre" quiconque leur demande raison !
Selon les paroles de Jerry Garcia, "quel étrange et long chemin a été parcouru" ! Nous avons été très attristés par tout ce que nous avons vu. Nous vous en dirons plus sur une vidéo que nous sommes en train de monter. Ne croyez pas que ce "réveil" est en train de diminuer, ce n'est pas vrai. Ils ont déjà 4.500 personnes inscrites pour leur conférence d'octobre, qui s'intitule "Attrape le feu !" Priez encore plus !
Copyright© 1998-2000 Pasteur Robert S. Liichow - Tous droits réservés.
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Deuxième article : Un poisson qui a sauté hors du fleuve !
Témoignage de Matt D., du Sussex, en Angleterre.
L'original est publié sur le site
http://www.banner.org.ukCela fait plusieurs mois que je suis sorti de la "Bénédiction de Toronto." J'ai réalisé dans quel triste état se trouvait l'Eglise. J'ai 20 ans, et cela fait 18 mois que je suis converti. Je suis un ancien drogué. J'étais aussi dans l'occultisme, le Nouvel Age, etc
J'ai connu la "Bénédiction de Toronto" quand je suis allé visiter l'église de Terry Virgo à Brighton, l'Eglise du Christ Roi, il y a 13 mois. Je comprends à présent comment j'ai été complètement aspiré là-dedans. Au milieu de tout ce qui se passait, on m'a demandé d'accepter d'être un "disciple." Cela fait tout juste deux jours que j'ai compris que c'était un mensonge. J'étais en train d'écouter votre cassette (celle de Banner Ministries) sur les églises de la Restauration, et la doctrine de la couverture spirituelle. Elle décrit complètement ce que j'ai vécu !
J'ai expérimenté toutes les manifestations. Je suis tombé, je me suis mis à "nager," à grogner, à rire, à pleurer, à avoir des convulsions, à trembler, et tout le reste. Je croyais sincèrement que j'étais en train de passer par des expériences spirituelles qui allaient changer ma vie. Mais les fruits ont été superficiels. J'éprouvais un grand "amour" pour Jésus. J'aimais sentir Ses baisers, Le voir sauter sur les collines et venir me regarder au travers du treillis. Pourtant, il me semblait que j'étais tout le temps en train de me demander où était passé mon "amant." Je passais par des moments de dépression et d'anxiété absolues. Je commençais à pleurer sans raison. Je criais littéralement à Dieu, je L'injuriais. Je ne pouvais pas comprendre où ce "Dieu d'amour" était passé, quand je me sentais dans cet état. Parfois mon anxiété devenait carrément physique. Je suis passé par une ou deux attaques de panique.
Parfois la dépression et l'anxiété me saisissaient en même temps. C'était insupportable. Bien souvent, pendant ces moments, j'ai pensé me détourner de Dieu pour revenir à mon ancienne vie.
Même pendant mes moments de calme, j'avais de combats. Mais je n'avais aucun moment de calme ! Il m'était impossible de passer du temps avec Dieu. Quel terrible combat ! Je pensais réellement que j'avais complètement raté le coche, et qu'il y avait réellement quelque chose qui n'allait pas en moi. Je me disais : "Pourtant, je tombe, je tremble, je ris, je fais tout, et je ne peux même pas passer un moment seul avec Dieu !"
J'entendais des témoignages où les gens disaient : "Ma vie est merveilleuse !" "Je me sens si près de Dieu !" Cela ne m'encourageait pas beaucoup. Cela ne faisait que m'abaisser à mes yeux.
J'avais encore conservé beaucoup de blessures intérieures de mon passé. Il me semblait, en entendant les gens, que la "Bénédiction de Toronto" allait me soulager. Mais cela n'aboutissait qu'à me faire repenser à ces blessures, et à me sentir encore plus mal. Je continuais à crier à Dieu de me les enlever, je continuais à trembler et tout le reste, mais ces blessures étaient toujours là.
Quand je repense à cela, je m'aperçois que ma marche avec Dieu a commencé à aller vraiment de travers à cette époque. Je suis tombé dans le péché, et je me sentais bien loin de mon Sauveur. Je ne pouvais pas sortir du péché. Pourtant, j'étais convaincu que j'avais rencontré Dieu et que ma vie avait quand même changé. Pendant le même temps, deux de mes amis ont quitté l'église, à causes des choses qui étaient enseignées, et à cause de la "Bénédiction de Toronto." On m'a conseillé de ne plus avoir de contacts avec eux, ni de recevoir d'eux une aide quelconque, parce qu'ils étaient dans la "rébellion," et parce que j'étais sous la couverture spirituelle de la personne qui me formait pour être un disciple. Je me tins donc à l'écart.
Je les rencontrais à l'occasion. Mais comme on m'avait dit qu'ils étaient dans l'erreur, je me sentais mal à l'aise avec eux, et je les jugeais. Pourtant, mon attitude ne me semblait pas juste. Mais, à cause de ce qu'on m'avait dit à leur sujet, je pensais qu'il s'agissait d'une réaction du Saint-Esprit en moi, qui S'opposait à "l'esprit de rébellion" qui était en eux. Quelques personnes m'ont grondé parce que je continuais à voir ces anciens amis.
Pourtant, quelque chose se passait quand j'allais les visiter. Ils m'ont demandé tout d'abord pourquoi je croyais en ce réveil. Je n'ai pas pu réellement leur donner de réponse. Il me semblait que, puisque ces choses étaient prêchées dans mon église, elles devaient être vraies. À la longue, ils m'emmenèrent tout doucement à m'interroger sur la "Bénédiction de Toronto." C'est ce que je fis, et c'est alors que ça a commencé à barder !
Ils m'avaient conduit au point où je me posais des questions chaque fois que j'allais à l'église. Je continuais à avoir des manifestations, mais pas autant qu'avant. J'ai remarqué cela. Je voyais les gens se rouler à terre autour de moi, et cela ne sonnait plus vrai dans mon cur. Je fus même horrifié quand Jerry Virgo nous encouragea à nous mettre en cercle et à nous tenir par la main, en signe "d'unité," et pour laisser la puissance s'écouler au travers de nous.
Je me rappelle que cela a vraiment changé quand j'ai demandé à Dieu de me protéger. Je ne sais pas pourquoi je l'ai demandé, mais je l'ai fait. La réunion s'est achevée dans le style habituel des réunions de Toronto. Un ancien est venu prier pour moi. Il avait des manifestations. Je me tenais debout devant lui (je le regardais les yeux mi-clos) pendant qu'il "priait" pour moi. Il ne se passa rien du tout !!! Gloire à Dieu ! Plus tard, un autre est venu prier pour moi, et a même commencé à me pousser. Rien ne s'est encore passé. Un peu plus tard, un ancien a appelé ceux qui voulaient que l'on prie pour eux. Je me trouvais dans ce groupe. Il affirma avec assurance : "Nous allons voir la puissance de Dieu descendre sur ces gens !" J'attendis en retenant mon souffle. Les gens se mirent à tomber, à être agités de convulsions et à gémir. Je suis resté debout ! Mais j'étais convaincu !
Je décidai d'en savoir un peu plus. Je lis des articles et regardai une vidéo d'Alan Morrison. Je me sentais vraiment malade. J'ai téléphoné à un pasteur en Amérique, Arnold Fruchtenbaum, de Ariel Ministries. Ils m'ont dit qu'ils allaient m'envoyer de la documentation, mais que cela prendrait 4 à 5 semaines. CINQ JOURS plus tard, je la reçus dans ma boîte ! Je voulais à présent avoir des réponses à certaines questions. C'est alors qu'on m'a passé certaines de vos cassettes (de Banner Ministries).
Ce fut un temps d'épreuve. Ma vie basculait complètement. Tout ce que j'avais considéré comme acquis était complètement détruit. J'ai vraiment crié au Seigneur : "Seigneur, à l'aide!" Il m'a donné Proverbes 3:5-6 : "Confie-toi en l'Eternel de tout ton cur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers." Je n'avais qu'à Lui faire confiance. C'est ce que je fis. J'ai décidé d'écrire une lettre aux anciens de l'église pour leur dire mon sentiment, et leur faire aussi part de mes inquiétudes. Je leur ai proposé de me rencontrer.
Mon "berger" n'arrêtait pas de condamner mes deux amis, ce qui me blessait. Je lui ouvris mon cur, et notre amitié ne fut plus tout à fait la même après cela.
Quoi qu'il en soit, je rencontrai l'un des anciens, bardé de passages bibliques et de questions. Voici ses conclusions : (1) La Bible est un livre de principes. (2) J'étais un "dispensationnaliste pré-millénariste." Il me conseilla de rencontrer le pasteur principal. Je quittai cette première rencontre avec frustration. Je n'avais obtenu aucune réponse. L'ancien m'avait en outre dit que si, d'ici une année, je n'avais pas changé, ma présence dans l'église serait remise en question. Cela signifiait que j'étais placé sous observation. Etait-ce biblique ?
Deux semaines plus tard, je me suis retrouvé dans le bureau du pasteur principal. Il s'appelle John Hosier. J'ai compris qu'il avait étudié le grec et qu'il était un théologien. J'ai à nouveau emmené mes passages de l'Ecriture et mes questions. À ma grande stupéfaction, IL N'A PAS UNE SEULE FOIS OUVERT UNE BIBLE. Tout son discours, pendant une heure, a consisté à citer des expériences : "Dans la Bible, les gens faisaient des choses étranges quand le Saint-Esprit venait sur eux." "C'est sûr qu'il y a de l'autosuggestion" "Gardez un esprit d'unité." Je compris aussi qu'il ne se préoccupait pas réellement de ce que je pensais, tant que je ne "casserais pas la baraque."
Je me sentais complètement écrasé quand je l'ai quitté. Je lui ai donc écrit une lettre en exigeant presque des réponses bibliques. Quatre jours plus tard, je quittai l'église.
Quand je finis par prendre la décision de partir, ce fut comme si mes yeux s'ouvraient complètement. La dernière réunion à laquelle j'assistai fut épouvantable : fausses prophéties, triomphalisme, manifestations de Toronto, prédication des doctrines de la Parole de Foi, et non de la Parole de Dieu. C'était horrible.
Depuis que je suis parti, ma vie s'est beaucoup améliorée. En seulement deux mois, j'ai pu passer du temps avec Dieu tous les matins ou presque. Je lisais la Parole, j'étudiais la Bible, et la Croix était à présent au centre de ma vie. Je me repentis davantage, j'avais une réelle communion avec mon Seigneur. Je sentais que je connaissais réellement mon Seigneur. Mon zèle pour l'évangélisation m'est revenu, de même que mon zèle à rechercher toujours davantage la volonté de Dieu.
Je suis à présent dans une église pleine d'amour. Le pasteur et moi nous sommes d'accord sur le problème, et c'est une bénédiction. Je sens réellement dans mon cur que Dieu m'appelle à veiller à ce que cette église ne tombe pas dans la séduction. J'en ai parlé avec le pasteur, et il est d'accord sur cela. Je m'attends à présent au Seigneur pour la suite de ma vie, et je marche avec Lui sur le sentier étroit.
Je vous prie d'excuser la longueur de ma lettre. Mais je sentais dans mon cur que je devais partager mes expériences avec vous. Pour être honnête, je ne sais pas pourquoi, mais j'aimerais que vous vous sentiez libre de partager mon témoignage avec d'autres, si vous êtes conduite à le faire. Tout ce que je désire, c'est voir les gens sortir de cette séduction et en être délivrés. Si mon témoignage peut servir à cela, je vous en prie, servez-vous en.
"Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cur ne se trouble point, et ne s'alarme point" (Jean 14:27).
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Vous pouvez librement faire circuler ce témoignage, si votre objectif est de vouloir libérer les captifs de cette séduction. Mais vous ne pouvez pas l'inclure dans des documents imprimés sans la permission de Tricia Tillin, Banner Ministries.
Matt. D. ne possède pas d'adresse électronique et ne peut donc pas être contacté de cette manière.
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Troisième article : Une visite à Sunderland.
Récit d'une visite au Centre Chrétien de Sunderland, en Angleterre.
Témoignage de Roger Shinn, de Newcastle, en Angleterre.
Date : Mars 1995. Original publié en anglais sur le site Internet
http://www.banner.org.ukJ'avais lu ou entendu beaucoup de récits racontant le dernier virus spirituel qui avait frappé l'Eglise, appelé communément la Bénédiction de Toronto. Avec une certaine réticence, je décidai de visiter l'église où ce phénomène se manifestait avec le plus de force. Il s'agissait du Centre Chrétien de Sunderland, dont le pasteur est Ken Gott. C'est l'un des centres en Angleterre les plus engagés dans la Bénédiction de Toronto.
Le bâtiment est spacieux et assez moderne. Nous buvions un café en profitant des avantages offerts par la cafétéria, quand nous sommes tombés sur notre ancien pasteur de Newcastle. Il se montra amical et courtois pour commencer. Il ne cacha absolument pas qu'il approuvait pleinement la Bénédiction de Toronto. En nous dirigeant vers l'auditorium clair et spacieux, nous rencontrâmes un certain nombre d'anciens amis et connaissances, du temps où nous fréquentions Bethshan. Ils étaient tous enthousiasmés par ce phénomène et venaient souvent à Sunderland, plutôt que d'aller à notre ancienne église. Il est triste de dire que cela ne me surprit pas de voir ces gens ici, car ils s'étaient toujours enflammés pour toutes les nouveautés dans le passé.
Nous choisîmes un point d'observation avantageux à l'arrière de l'une des ailes de la salle. Nous nous installâmes, dans le seul but d'observer ce qui allait se passer, pour écrire un article sur les événements particuliers de cette soirée.
Je remarquai, sans trop y prêter attention, certains individus bizarres, à l'aspect mi-masculin mi-féminin, à la tête rasée, portant boucles d'oreilles et grosses bottes, et un clou dans la narine. Nous les avions déjà remarqués en entrant dans le parking. Si nous n'avions pas été dans une église, en voyant le couple devant nous se bécoter et jeter des cannettes de boisson derrière eux, en entendant les joyeux battements de mains accompagnant les cantiques, les gros éclats de rire et d'autres choses semblables, on aurait pu penser que nous étions entrés par erreur dans une salle de jeux ou dans une salle de cinéma. À ce moment précis, je me tournai vers mon compagnon, et je lui dis : "Mais qu'est-ce que nous faisons ici ?"
Celui qui dirigeait la musique, entre deux churs ineptes, nous encourageait à "recevoir," tout en se pliant en deux et en poussant de courts grognements, presque à chaque phrase. En fait, presque tout l'auditoire en faisait autant. La plupart des gens riaient et semblaient croire qu'il s'agissait d'une grosse plaisanterie.
On nous exhorta aussi à ne pas tenir compte de ces étranges manifestations, et de nous "libérer de toute contrainte." Le Pasteur Gott fit cette remarque appropriée : "Ca prend !", tout en se pliant lui aussi en deux, et en gémissant comme s'il accouchait.
On insistait beaucoup sur des expressions telles que : "Le Fleuve de Dieu !" "Fais-nous danser !" "Remplis nos bouches de rires !" "Nous sommes heureux que le fleuve soit ici !" L'un des membres de l'orchestre se mit à prophétiser en chantant : "Buvez le vin nouveau !"
Ceux qui nous entouraient commencèrent à faire des gestes étranges avec leurs mains, comme s'ils "nageaient dans l'Esprit" ! Partout dans l'auditoire, les gens se convulsaient, se pliaient en deux, se balançaient, etc Voici les commentaires les plus significatifs du Pasteur Gott : "Nous sommes allés trop loin, nous ne pouvons pus faire marche arrière ! " "Le monde aime ça !" "Dieu Se lance dans des parties !"
À ce moment de la soirée, je ressentais une sorte d'amour sentimental, larmoyant, écurant, vague est abstrait, sans aucune substance. Et surtout, sans rien qui provenait de la Parole de Dieu.
Un rétroprojecteur affichait le message que seuls ceux qui portaient des badges d'identification étaient autorisés à prier pour les gens. Ceux qui étaient sur l'estrade nous poussèrent encore à "recevoir," et à "discerner ce qui venait de là," en montrant leur estomac.
On nous présenta ensuite un certain M. Ian Andrews, l'orateur de la soirée. Il commença à nous dire que les choses et les pasteurs qui étaient autrefois considérés comme "à côté de la plaque" étaient à présent acceptables. Il ne nous donna aucune raison scripturaire pour cela.
On nous a ensuite raconté qu'un jour, pendant la prédication, un ange de près de quatre mètres de haut était apparu à M. Andrews et à toute son église, et avait invité tout le monde à le toucher. Je crois à l'existence d'êtres angéliques. Mais je sais qu'ils peuvent venir de Dieu comme de Satan. Le fait d'en tâter un ne fait pas partie de mes priorités.
Mais quand M. Andrews nous dit qu'il invita l'ange à l'accompagner dans son prochain déplacement, en lui demandant de se glisser dans son attaché-case, ce fut plus que je ne pus supporter, je le crains. Sans même m'en rendre compte, je dus pousser une sorte d'exclamation. Cela me fit plus tard entrer en conflit avec l'homme que j'avais rencontré à la cafétéria. Les deux amoureux qui se tenaient devant nous sont allés nous dénoncer à quelqu'un.
Bref, ce M. Andrews nous raconta qu'il avait eu un accident, qui aurait pu être fatal, alors qu'il se rendait à l'aéroport d'Heathrow. Des mains invisibles le retirèrent de la carcasse de la voiture, sans aucun mal, grâce à cette intervention merveilleuse. Il demanda à l'officier principal de police qui avait assisté à l'accident de retirer son attaché-case de l'épave. L'attaché-case était tordu et plié. Mais il reprit miraculeusement sa forme première, quand "l'ange déploya ses ailes." Il nous informa ensuite que les anges "sont à notre service." Réellement ? J'ai toujours cru qu'ils étaient au service de Dieu. Que Dieu soit béni, ils exercent un ministère en notre faveur, mais aux ordres de Dieu, et non des hommes.
En concluant son allocution, il nous encouragea encore à nous "abandonner" et à nous "relaxer", pour pouvoir nous "couler en Lui." "Le Seigneur veut vous serrer dans Ses bras et vous embrasser sur la bouche." "L'Esprit veut venir comme une pluie liquide et comme des gouttes d'amour !" À cet instant, j'eus simplement envie de vomir. Là encore, je ne me rendis pas sympathique pour tous ceux qui m'entouraient.
À présent, on annonça le "moment du ministère." On commença par vider la salle de ses chaises et à les empiler contre les murs. Puis les équipes désignées à l'avance se promenèrent un peu partout, passant de l'un à l'autre. Certains s'approchèrent de nous, mais nous avons aimablement refusé leurs services. Quand ils furent hors de notre portée, nous les avons vus se jeter les uns sur les autres. Ceci s'est passé juste devant nous. Il n'a pas fallu longtemps pour que toute la salle ressemble à un champ de bataille. Des corps étaient étendus partout. Les gens riaient, se tordaient, se convulsaient, pendant que les équipes d'intervenants faisaient flotter leurs bras sur eux.
Toutefois, peu après, un grand nombre de gens ont commencé à s'asseoir à terre, et à regarder autour d'eux d'un air ahuri et stupéfié, comme s'ils se demandaient ce qui allait suivre. Mon indignation et mon dégoût cédèrent alors la place à l'apitoiement, de voir tous ces pauvres gens séduits et trompés. Que Dieu nous fasse miséricorde !
Nous décidâmes alors que nous en avions assez vu et entendu. Il était 22 heures et la "prière" n'était pas encore finie, mais nous nous sommes dirigés vers la sortie.
Si nous en étions restés là, j'aurais conclu que ces événements n'avaient aucune substance réelle, qu'au mieux ils reflétaient l'état lamentable de la soi-disant Eglise évangélique et, au pire, que ce n'était que de l'hystérie collective, ou, simplement, une histoire de fous qui prenaient d'assaut leur asile.
Avant de partir, j'eus encore une conversation avec quelqu'un dans le foyer de l'immeuble. Je remarquai alors mon ancien pasteur fendre la foule avec ardeur en ma direction. Sans prévenir ni s'excuser, il me saisit le bras et me tira de côté. Dieu seul sait ce que pensa l'homme avec qui je parlais de cette grossière impolitesse, parce qu'il battit rapidement en retraite, comme s'il était complice de cette mise en scène.
Nos deux amoureux avaient apparemment informé la "police" locale. Tant pis pour leur apparence mignarde ! Le pasteur me rentra dedans et me fit de sévères reproches sur notre opposition à ce "mouvement de Dieu." Bien que titubant dans les cordes, je lui posai finalement une question qui me rongeait depuis des années. Je lui demandai pourquoi ce soi-disant "homme de Dieu," le pasteur qui était là avant lui, avait vendu son église à une secte orientale païenne. À cette époque, au milieu des années 70, notre église était la plus grande église pentecôtiste du Nord-Est de l'Angleterre.
Je vis que cette question l'ébranla momentanément. Il me donna la piètre excuse que notre église aurait pu être accusée d'être raciste s'il ne l'avait pas fait. Tout cela se passait bien avant que ceux qui étaient politiquement corrects ne mettent la main sur notre société.
Il m'avertit de ne plus jamais remettre les pieds dans cette église. Je m'empressais de lui donner mon accord. Nous partîmes, secoués et étourdis par la manière dont cette soirée s'était terminée.
Toutefois, Dieu Se servit de tout cela pour nous montrer l'esprit démoniaque qui se cachait derrière cette façade superficielle de "bénédiction" et "d'amour."
Hélas, l'église Elim que nous fréquentions alors ne tarda pas à attraper le virus. J'allai trouver le pasteur, avec un passage de l'Ecriture qui me semblait bien décrire non seulement les événements étranges qui se passaient dans tant d'églises aujourd'hui, mais également l'apostasie annoncée par Jésus et la Bible, dans 2 Thessaloniciens 2.
Quand je lui montrai ce passage, le pasteur me répondit qu'il ne permettrait pas qu'il soit lu, ni utilisé pour éprouver ou examiner quoi que ce soit (comme la Parole de Dieu nous le demande). Il me dit : "En quoi cela concerne ce qui se passe ici ce soir ?" Il faisait allusion aux gens qui tombaient, qui riaient, etc Là encore, on voit comment ce sont les expériences qui sont utilisées pour juger les Ecritures, alors que ce devrait être l'inverse !
J'ai maintenant quitté cette église, et je suis à présent à la recherche de mes racines juives, ayant rejoint un groupe local de juifs messianiques. Où tout cela va-t-il nous conduire ? Dieu seul le sait ! Cependant, je crois fermement que nous sommes dans une situation tragique et triste, où nos ennemis seront ceux de notre propre maison. Il faudra prendre des mesures radicales et douloureuses pour éviter une catastrophe totale. Que le Seigneur nous fasse miséricorde, au milieu de Ses jugements en ces temps de la fin, quand Il nous surprendra en train de prêcher un autre Evangile, un autre Jésus, et un autre esprit !
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Quatrième article : Témoignage d'une famille, dans une église touchée par la soi-disant "Bénédiction de Toronto" en Angleterre.
Date : 20 juillet 1995
L'original est publié sur le site
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Mon mari Sébastien et moi, nous passons par des moments horribles dans notre église. Sébastien est diacre et prêche. Il suivait des cours bibliques et participait à la direction de la louange.
Nos problèmes ont commencé en octobre dernier. Nous avons été invités à une réunion de responsables dans l'église Elim de Derby. Nous avions déjà entendu parler de la "Bénédiction de Toronto, et nous avions lu des articles dans le Magazine Mainstream. Nous pensions qu'une telle chose ne pourrait jamais se produire dans notre église.
Avant de nous rendre à cette réunion, nous avons prié tous les deux, que Dieu nous protège de tout ce qui n'était pas de Lui, et que nous puissions avoir un esprit ouvert à ce sujet. Nous avons écouté les intervenants, qui avaient tous été à Toronto. L'un d'eux nous raconta comment il s'était retrouvé à quatre pattes en train de rugir comme un lion. Un autre dit qu'il avait été témoin de beaucoup de choses controversées, et de choses qui l'avaient dérangé. Mais il ajouta : "je ne vous en parlerai pas. Je ne vous parlerai que des bonnes choses !"
Il me sembla que ce n'était pas juste de sa part, parce que cela nous enlevait la possibilité de juger par nous-mêmes. Tous les intervenants nous dirent qu'ils n'avaient pas du tout aimé la première réunion à Toronto, et qu'ils ont même voulu s'enfuir. Mais ils avaient décidé de rejeter leurs craintes et leurs réserves, afin de pouvoir recevoir la bénédiction.
Après quoi, nous avons eu une "pause moquette." On enleva toutes les chaises qui furent empilées ailleurs. Nous avons chanté un bon moment un chur assez sentimental sur la vie dans le Ciel. Puis les responsables se sont avancés pour prier. Perry, l'un de nos diacres, fut le premier à tomber. Il nous a raconté par la suite que lorsqu'un des pasteurs s'est approché de lui, il lui a semblé qu'il se cognait contre un mur de briques.
Puis Corinna, la femme de notre pasteur, tomba à son tour. Elle se mit à rire d'une manière hystérique pendant un long moment, puis commença à hurler en haletant, le visage cramoisi. Elle se calma, puis commença à trembler, à avoir de violentes secousses, et à tambouriner sur le sol avec ses mains. Puis elle reprit son rire hystérique. Elle fit cela pendant deux heures.
Pendant ce temps, l'homme qui avait rugi comme un lion s'approcha de Sébastien pour prier pour lui. Il a commencé à le pousser, en lui demandant de ne pas résister à l'Esprit. Sébastien pensa : "Ce n'est pas au Saint-Esprit que je résiste, mais à toi, quand tu essayes de me pousser !" Il s'est approché par trois fois de Sébastien. La troisième fois, il serra Sébastien dans ses bras avec la force d'un ours, et s'efforça de le déstabiliser. Il n'y réussit pas et l'abandonna.
On pria trois fois pour moi, et je ne sentis absolument rien. Mais je me sentais vide, solitaire, comme si je n'étais pas réellement présente, comme si je ne participais pas. Il me semblait que Sébastien et moi étions les seuls à être encore debout. Je me rendis aux toilettes, en larmes. Je priai le Seigneur : "Seigneur, pourquoi n'es-Tu pas avec moi ? Pourquoi es-Tu passé sans me toucher ? Suis-je si mauvaise, pour que Tu me rejettes ? Après avoir prié, je retournai dans la salle et me tins à l'arrière. Je me contentais d'observer.
Tout le reste de cette semaine, je passai par une terrible dépression. Je n'arrêtais pas de pleurer. Je ne pouvais plus ni manger ni dormir normalement. Il me fallait lutter pour m'occuper des enfants et de mon ménage. Je fuyais tout le monde. Sébastien était aussi attaqué, mais il ne me disait rien. Il était assailli de pensées qu'il ne pouvait pas maîtriser. Il éprouvait une violente convoitise pour l'une de ses collègues de travail. Il devait lutter pour prier, ce qui n'était pas du tout normal pour lui.
Le vendredi de la semaine suivante, nous visitâmes mes parents. Sébastien craqua et demanda à maman de prier pour lui. Il lui raconta tous ses problèmes. Ce fut un choc pour moi. Je ne me doutais de rien. Il ne m'en avait pas parlé parce qu'il voyait bien ce que je ressentais moi-même. Mais tout de suite, avant même que maman commence à prier, son visage s'illumina. Il dit : "C'est parti ! Quelque chose vient juste de partir de ma tête. J'ai de nouveau les idées claires !" Il se sentait tout léger. Nous avons parlé toute la soirée, et j'ai aussi senti un poids me quitter.
La réunion suivante, dans notre église, était l'étude biblique de mercredi. Rusty, notre pasteur, voulait que ceux qui avaient été à Derby témoignent. Ali, un diacre, témoigna que le lendemain, il avait été très malade. Il avait mal à la tête et ne pouvait pas bouger. Sa femme a dû appeler le docteur. Quelques-uns se mirent à rire dans l'église en l'entendant. Ils lui dirent qu'il avait été ivre de l'esprit, et qu'il avait eu une bonne gueule de bois ! Cela me mit vraiment en colère. Puis Corinna témoigna qu'au moment où elle était en train de rire, elle avait vu Jésus venir vers elle en tenue de rocker style 1950, les cheveux gominés et peignés en arrière. Il avait mis un disque dans un juke-box et lui avait proposé de danser avec lui !
Tous avaient l'air vraiment désolés, parce que nous n'avions encore rien manifesté.
Environ deux semaines plus tard, nous avons reçu la visite d'un pasteur de Loughborough. Pendant qu'il prêchait, son bras n'a pas arrêté d'être secoué, ce qui m'énerva réellement. Il nous a raconté toutes ses expériences et a prié pour nous tous. Les gens sont à nouveau tombés, en riant, en pleurant, et en étant secoués de convulsions violentes.
Puis il pria pour notre fils David, âgé de cinq ans. David commença à reculer en titubant. Il vint vers moi en marchant comme s'il était ivre. Il me dit qu'il se sentait tout drôle. La nuit suivante, il commença à sangloter dans son lit. Il semblait en détresse. Je me précipitai dans sa chambre. Il était assis sur son lit, les yeux grand ouverts. Il me dit : "Maman, il y a un lion qui rugit dans ma chambre !" Je me sentis transpercée par un couteau glacé. Je me dis : "Comment a-t-il pu entendre parler de lions qui rugissent ?" car celait semblait être un thème fréquent de cette "bénédiction." Je lui demandai s'il en était vraiment certain. Est-ce que ce n'était pas plutôt une voiture, dont le moteur faisait un bruit un peu fort ? Il sembla encore plus troublé, et insista qu'il y avait là un lion qui rugissait. J'appelai Sébastien, et nous avons prié ensemble. Avant même que nous ayons dit "Amen," il leva les yeux en souriant : "Il est parti, maman !" Il se rendormit aussitôt !
Nous décidâmes alors de ne plus laisser personne prier pour nos enfants. Quelques dimanches plus tard, Rusty et Ali vinrent prier pour nous dans l'église. Rusty me tint les bras en l'air et commença à prier, jusqu'à ce qu'il finisse par me baisser les bras. Sa femme Corinna s'approcha de moi et me dit : "Emma, je vais prier pour toi. Je vais te faire bientôt rugir !" Je lui répondis : "Corinna, ne dis pas cela ! Tu sais ce que je pense de tout cela !" Elle se mit à rire, et me dit : "Pourquoi ne t'allonges-tu pas à terre ?" - "Parce que je veux que ce soit Dieu qui me fasse tomber ! Je ne veux pas m'allonger !" Elle me répliqua : "Veux-tu attendre que Dieu brise ta volonté et tes jambes, pour que tu finisses par t'allonger ? Pourquoi ne veux-tu pas t'allonger, dans un acte de soumission ?"
Je fus choquée et blessée de l'entendre parler ainsi. Elle posa ses mains sur moi. Ce fut elle qui tomba instantanément à terre en riant d'un rire hystérique.
Sheila, la femme d'Ali, s'approcha et me dit : "Je vais prier pour toi, mais je ne sais que dire!" Elle commença à prier, puis me quitta et alla s'asseoir. Ada, la femme de Perry, s'approcha à son tour. "Je vais essayer moi aussi," dit-elle avec un petit fou rire bébête. Elle me posa les mains sur les épaules et me tomba immédiatement dessus. Je l'attrapai par la taille et la fis asseoir. Elle riait d'une manière hystérique.
Ils enseignent que s'ils prient pour une personne et que celle-ci ne reçoit rien, celui qui prie reçoit alors une double bénédiction, la sienne, et celle de la personne qui rejette la bénédiction !
Je m'approchai de Sébastien et me tins près de lui, à sa gauche. Je sentis une main se poser sur mon épaule. Je me dis : "Oh non, pas encore !" Je me retournai, mais il n'y avait personne. Et pourtant, je sentais une main posée sur mon épaule. Je me sentais calme et paisible.
Je racontai cette expérience à Sébastien, mais plusieurs jours plus tard. Il me dit qu'il n'avait rien voulu me dire sur le moment, mais qu'il avait senti une main posée sur sa tête, en même temps que moi, et qu'il avait senti que le Seigneur l'assurait de Sa force et de Sa protection.
Le dimanche suivant, Corinna dit à l'église que Jésus était dans le Ciel, mais pas sur la terre avec nous, et que nous devions à présent adresser nos prières au Saint-Esprit. Elle nous dit que nous devions revoir nos doctrines. Un orateur de passage la corrigea à ce sujet. Mais la semaine suivante, elle se plaça sur le devant de l'église et invoqua l'esprit en lui demandant de venir, comme dans une incantation. Cela me glaça.
Le dernier dimanche de mars, mon mari Sébastien présida le culte et prêcha, car Rusty et Corinna étaient en déplacement. Ce fut horrible. Presque personne ne vint à la réunion. Tous les responsables et leurs épouses étaient absents. On sentait une dureté de cur et une forte opposition. Sébastien a dû lutter tout le temps. Après coup, nous nous sentîmes déprimés et épuisés.
Le dimanche suivant, ce fut un contraste total. Tout le monde est venu. Tout le monde a chanté avec enthousiasme, comme si tous voulaient approuver Rusty. Nous nous sentions complètement rejetés.
Sébastien dut prendre du congé pour prendre du temps avec Dieu et prier. Cette semaine, Rusty et Corinna allèrent à Sunderland pendant quelques jours pour entendre John Arnott. À leur retour, Sébastien demanda à Rusty comment ils allaient. Il répliqua : "Je ne te dirai pas, parce que tu ne me croiras pas !"
Mais le dimanche suivant, on a "vu" comment il allait ! Corinna a commencé à prier pour les gens. Ali s'écroula, agité de convulsions violentes, comme s'il avait une crise d'épilepsie. Sa tête s'agitait d'avant en arrière, il respirait par saccades en gémissant. Corinna a continué à prier pour lui, en faisant glisser ses bras tout le long de son corps. Son état empira, il se mit à trembler de plus en plus violemment. D'autres gens ont commencé à trembler.
Puis Corinna tomba à son tour en tremblant et en frappant ses mains à terre. Puis elle eut ce qui ressemblait à un orgasme sexuel, gémissant, haletant, et remuant ses bras et ses jambes dans toutes les directions. Puis elle se mit à "éprouver les douleurs de l'enfantement." Elle grognait et gémissait, les muscles de son estomac se contractaient, elle frappait violemment le sol de ses mains. On laissa les enfants assister à ce spectacle ! Rusty dit : "Ne vous en faites pas ! Elle est en train de donner naissance à un nouveau ministère ! On en a vu pas mal faire ça à Sunderland !" je suis sortie avec mes enfants et je suis rentrée chez moi. Je ne voulais pas qu'ils voient cela. J'étais vraiment en colère.
Le soir même, Sébastien alla discuter avec Rusty et Ali. Ils lui ont réellement rentré dedans. Ils ont été très blessants et critiques. Ils ont dit que nous devions nous estimer heureux que Dieu ne nous ait pas encore éliminés, comme Ananias et Saphira ! Quel choc pour nous ! Nous étions vraiment blessés. Ils étaient censés être nos amis ! Nous étions particulièrement proches de Rusty.
Sébastien passa le lendemain matin à prier. Le Psaume 144:7-8 fut la prière de son cur. Dieu lui fit du bien pas ces versets : "Etends tes mains d'en haut ; délivre-moi et sauve-moi des grandes eaux, de la main des fils de l'étranger, dont la bouche profère la fausseté, et dont la droite est une droite mensongère."
Le mardi soir on m'informa d'une réunion des responsables, une demi-heure avant son début. Sébastien était sorti, et je n'avais pas le temps de chercher une baby-sitter. Sébastien téléphona à son retour, et on lui dit qu'il n'avait pas besoin de venir. Mais Sébastien prit au sérieux sa responsabilité, et partit pour la réunion. Quand il entra dans la maison, il sentit une ambiance très oppressante et hostile, au point qu'il eut envie de repartir. Il se trouva que Corinna venait juste d'avoir un autre orgasme. Rusty fit remarquer qu'ils étaient vraiment "branchés !"
Le lendemain, c'était l'étude biblique du mercredi chez Perry et Ada. Rusty nous fit passer une vidéo de Sunderland, avec John Arnott. Je fus horrifiée de ce que j'entendis. J'avais l'impression de voir un reportage sur un asile de fous ou un zoo. L'atmosphère était tellement oppressante et hostile dans la maison que je me sentis mal.
Après la vidéo, Rusty proposa un moment de prière. Puis il se mit à "prophétiser" d'une manière très agressive, le visage rouge vif : "Vous, les scribes, vous, les pharisiens, vous, les hypocrites, vous les théologiens, vous, avec toutes vos doctrines bien ficelées, quittez mon église, c'est moi qui la reprends !" ces paroles me traversèrent comme un couteau glacé. Je sentais qu'il nous visait.
Puis il se dirigea avec sa femme et les anciens vers la plus faible des brebis de notre église, pour prier pour elle. Il me semblait voir une horde de loups fonçant sur leur victime. J'étais comme dans un brouillard, et je me sentais mal. Mes pensées étaient bloquées, mes jambes sans force. Je priai pour que Dieu me fortifie, et je rentrai chez moi.
En marchant dans la rue, je vis ma nièce de 10 ans traverser la rue et venir à ma rencontre en m'appelant. J'entendais bien qu'on m'appelait, mais mon cerveau était tellement embrumé que je ne réagissais pas. J'allai à sa rencontre. Elle courut vers moi et me demanda si tout allait bien. Puis elle me dit : "Tati Emma, je voudrais te faire une grosse bise !" Elle m'entoura de ses bras et me fit une grosse bise. Elle me dit : "J'ai pensé que tu en avais besoin !" Comme elle avait raison ! J'ai failli pleurer. C'est Dieu qui a dû l'envoyer. Sébastien se fit du souci en me voyant rentrer à la maison, car il vit que je n'étais pas bien du tout.
Le dimanche suivant, Sébastien prêcha sur la dureté de cur de Pharaon. Ali avait commencé la réunion, en prenant beaucoup de temps pour prier pour les gens. Dès qu'il leur imposait les mains, ils commençaient à avoir des manifestations. Puis Sébastien plaça sa main entre la main d'Ali et la tête des gens. Les manifestations s'arrêtèrent aussitôt. Sébastien put alors prêcher. C'était comme si deux esprits différents étaient à l'uvre !
On annonça que la prochaine étude biblique se ferait chez nous. Quand Rusty le sut, il se mit en colère contre moi, comme si c'était moi qui l'avais décidé. Il me dit qu'il voulait qu'elle se fasse à nouveau chez Perry et Ada. Il dit : "Je veux que les "bonnes" personnes soient là !" ces paroles me blessèrent profondément. Que voulait-il dire par les "bonnes personnes ?"
Sébastien s'y rendit ce soir-là. Il me dit qu'ils se moquaient des Chrétiens qui "riaient normalement" et en parlaient avec mépris.
Le premier week-end de mai, Sébastien se rendit à des réunions dans une autre église locale. Il fut vraiment dérangé par la prédication. Il y eut des insultes contre ceux qui étaient opposés à Toronto, des rires moqueurs, un manque de respect pour la Parole de Dieu, et des manifestations qui l'effrayèrent réellement. Il fut très attristé de voir que les Chrétiens, et tout particulièrement les responsables de notre église, acceptaient n'importe quoi.
Le dimanche suivant, Rusty prêcha sur les vierges sages et les vierges folles. Il enseigna que les vierges folles représentaient ceux qui s'opposaient à ce "réveil," et que ceux-ci se mettaient eux-mêmes dans une situation terriblement dangereuse.
Il dit aussi que "plus grandes étaient les manifestations, plus grande était la bénédiction, et plus profonde la visitation de Dieu. Pourtant, il n'arrêtait pas de proclamer que ce n'étaient pas les manifestations qui étaient importantes. "Regardez plus loin !" Après sa prédication, il y eut des "paroles de Dieu" condamnant ceux qui rejetaient Toronto, et même une prophétie en contradiction avec la Bible. Quand Sébastien corrigea cette prophétie, son auteur lui répondit qu'il ne prophétisait pas vraiment, et qu'il savait que ce qu'il disait n'était pas juste. Pourtant, il ne s'était pas corrigé lui-même devant l'église.
Le dimanche suivant, au cours de la réunion, l'atmosphère changea. J'eus le profond sentiment que Dieu sortait de notre église. Je sentis monter un sanglot dans mon cur, comme si mon esprit était en train de pleurer. Sébastien ressentit la même chose. Je savais que ce jour-là il s'était passé quelque chose dans notre église.
À la fin du mois de mai, Rusty nous montra une vidéo d'une réunion à Sunderland. L'un des principaux dirigeant de notre dénomination était filmé en train d'avoir des manifestations. Un autre pasteur fut appelé "l'ivrogne de la conférence," à cause de son comportement. John Arnott donna des références bibliques pour justifier le mouvement de Toronto, mais elles n'avaient aucun rapport avec le sujet.
Puis Sébastien découvrit "par hasard" qu'une réunion des responsables avait été programmée, mais il n'avait pas été averti. Ils étaient tous allés dans une réunion spéciale sans lui en parler. Rusty eut l'air embarrassé, mais ne dit rien. Sébastien se sentit très blessé et rejeté.
Le premier dimanche de juin, au cours de la réunion, Rusty s'approcha de moi, me saisit par les mains, et me tira vers lui. Je n'avais pas envie qu'il prie pour moi. Aussi je lui résistai et tentai de m'accrocher à Sébastien. Mais il réussit à me tirer sur le devant de la salle. Il murmura : "Je voulais juste te poser une question." Je me sentais irritée et très ennuyée. Il me faisait passer pour une idiote. Pourquoi, pourquoi ?? Les gens firent ensuite des commentaires sur cet incident. Il dit en riant : "Je parie qu'elle a cru que je voulais la "torontiser" de force !" Un frère s'approcha de moi et me dit : "j'ai été surpris de te voir dans là. J'ai entendu dire que vous étiez partis tous les deux. C'est ce qu'on m'avait dit."
Le dimanche 16 juillet, Ali eut une autre crise. Ada se mit à rire hystériquement, à hululer et à hurler. Cela continua pendant toute la réunion. Chaque fois qu'elle entendait "Saint-Esprit," elle hurlait plus fort. Puis Ali prophétisa que le rire de Toronto s'adressait à ceux qui rejetaient le mouvement : "C'est Dieu qui se rit de vous !" Quand il dit cela, les rires et les cris redoublèrent. Rusty arrêta une dame qui interrogeait Sébastien sur le mouvement de Toronto.
Le samedi 22 juillet, Sébastien alla entendre le Pasteur Ken Gott à l'église Elim de Derby. Il fut un peu perturbé par les enseignements de ce dernier. Mais surtout par un homme qui faisait "cocorico" comme un jeune coq, et par un homme qui hurlait comme un loup, en disant que ces cris d'animaux étaient des messages prophétiques de Dieu !
Le dimanche 23 juillet, je n'allai pas à l'église ce matin-là. Je voulais garder les enfants à la maison. David avait rejoint la classe d'Ada à l'école du dimanche, ce qui ne me plaisait pas du tout. Mais Sébastien me dit que Rusty, au cours de son message, avait exhorté fortement toute l'église d'éviter ceux qui n'avaient pas, ou ne voulaient pas, recevoir la bénédiction de Toronto. Par la suite, il y eut encore un problème, quand un "ami" me trahit en allant raconter aux responsables que j'allais dans une autre église le dimanche soir. Cela n'avait pas réellement d'importance, puisque nous n'avions aucune réunion le soir. Sébastien tenta de calmer les esprits, mais Sheila demanda que je sois rayée de mon équipe de nettoyage, en demandant à faire le nettoyage avec ma collègue, sous prétexte que j'avais "quitté l'église." Sébastien lui affirma que je n'étais pas partie, et que je ferais le nettoyage comme prévu cette semaine.
Au cours de l'année écoulée, j'ai ouvert mon cur à notre pasteur, mais il m'a tourné le dos. J'ai ouvert mon cur à nos responsables, mais je n'eus aucune réponse. Dieu m'a réellement parlé par les Psaumes 41 et 55. Je pleurai quand je lus ces Psaumes, et je les récitai de tout mon cur comme une prière. Dieu me montra par ces passages qu'Il avait entendu chaque parole, et qu'Il avait vu chaque acte, chaque blessure, chaque larme.
Nous prions vraiment pour que Dieu nous guide, car nous voyons bien qu'on nous met à la porte de notre église, et que nous sommes coupés de tous. Cela nous brise réellement le cur. Tout mon désir à présent, c'est d'aider ceux qui vivent ce que nous avons vécu, et d'avertir les Chrétiens des dangers et des erreurs de ce mouvement. Une pression terrible est exercée sur les gens pour qu'ils acceptent ce mouvement. Cette pression est à la fois spirituelle et émotionnelle. Quand vous prenez parti, vous devez subir de l'opposition et du rejet.
Notre pasteur était devenu hypocrite. Il était plein de contradictions. Je ressens une profonde frustration de ce que nous ne pouvons plus contacter les membres de notre église. Ce sont devenus des aveugles spirituels. Leur cur s'est endurci. Ils ne veulent plus rien avoir à faire avec ceux qui s'opposent au mouvement de Toronto. Je sais que les choses vont empirer, à la fois dans ce mouvement et dans notre église. Nous aurons bientôt un clash avec nos responsables, et nous serons définitivement mis à la porte de l'église. Tant que cela ne sera pas fait, nous ne les abandonnerons pas.
Voici un cantique dont les paroles m'ont réellement parlé :
"Ne crains rien, mon enfant, je suis toujours avec toi,
Je ressens tes souffrances et je vois toutes tes larmes.
Ne crains rien, mon enfant, je suis toujours avec toi,
Je sais comment veiller sur ceux qui m'appartiennent."
Je connais d'autres Chrétiens qui souffrent à cause de ce mouvement. Je bénis le Seigneur que nous ayons pu leur parler et les aider. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prier, et compter sur l'aide et la direction de Dieu.
Merci, et que Dieu vous bénisse !
Emma.
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Cinquième article
: Témoignage d'Antti Huima, de Finlande.Reproduction entièrement libre, sauf dans un but commercial, et pourvu que le témoignage soit conservé dans son intégralité. Les citations doivent indiquer une référence permettant de retrouver l'original.
Adresse E-mail d'Antti Huima :
Antti.Huima@hut.fiAdresse du site original :
http://www.niksula.cs.hut.fi/~ahuima/toronto-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je donne mon témoignage à la gloire de Dieu. Je m'appelle Antti Huima ; je suis finlandais. J'ai 21 ans.
La "Bénédiction de Toronto" vint avec puissance en Finlande au cours du printemps 1995. Il y eut une conférence à Jyväskylä, l'une des plus grandes villes de Finlande. Des gens vinrent de Toronto, et des visiteurs excités accoururent de toute la Finlande. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Mais je me demandais pourquoi on demandait aux gens de ne pas prier pendant le "moment du ministère, et pourquoi tout cela était quand même effrayant. Je jeûnai pendant trois jours pour chercher Dieu. Notre pasteur principal s'était rendu à la conférence et avait introduit ce phénomène dans notre église. Mais cela n'a pas trop pris au début. Je n'ai pas été trop alarmé, et j'ai commencé par tolérer le mouvement.
Il y a dans la ville d'Espoo une église appelée SHS (ce sont les initiales de trois mots finlandais). Au début c'était une église qui enseignait les doctrines de la Parole de Foi. À partir de Pâques 1995, la "Bénédiction de Toronto" se manifesta avec puissance. Les gens accouraient en masse pour la voir et l'expérimenter. Moi aussi, je me rendis dans cette église avec un ami.
La réunion commença comme une réunion charismatique ordinaire, par la louange. Quand le pasteur de l'église commença à parler, je me sentis rempli de profondes ténèbres. Il me sembla que j'étais dans un cauchemar ou que je venais juste de me réveiller après un cauchemar. Je ne pouvais plus prier, et je me sentais mal. C'est la première chose dont je peux me souvenir. Ensuite, je me souviens que le prédicateur américain a dit, en parlant de l'Esprit :
"Au temps de Noé, les sources du grand abîme jaillirent, et l'eau s'écoula sur la surface de la terre Aujourd'hui, quand l'esprit viendra sur vous, les sources du grand abîme s'ouvriront en vous, et l'eau vive va jaillir de vous " Moi, je croyais que les sources du grand abîme étaient celles de l'Enfer.
Plus tard, nous avons dû sortir, parce que nous devions aller à une étude biblique. Je ne pouvais toujours pas prier. J'ouvris la fenêtre de la voiture pour respirer un peu d'air frais, mais cela n'enleva pas mon sentiment de malaise. Je tentai de manger quelque chose, mais sans succès. Finalement, dans le groupe biblique, l'un de mes amis demanda s'ils devaient prier pour moi. Je fus d'accord. Nous avons prié. Gloire à Dieu, quand nous avons invoqué le sang de Jésus-Christ, les ténèbres que je ressentais s'enfuirent. La lumière et une paix profonde revinrent en moi.
Je retournai à l'église SHS. Cette fois, je décidai de ne plus tenir compte de tous les signaux d'alarme que j'avais ressentis, parce que j'avais entendu parler de toutes les choses merveilleuses qui étaient arrivées par la "Bénédiction de Toronto." Il y avait là un prédicateur américain. Je me sentais mal, mais je m'efforçai de repousser ce que je sentais. Puis je sentis que mes jambes étaient tirées en arrière par une sorte de puissance. Je me rappelle avoir vu l'un de mes amis devant moi, qui tremblait à terre, comme un serpent qui rampait. Je ne reconnaissais plus du tout la manière dont mon Dieu agissait. Puis je sentis comme un esprit qui essayait d'entrer en moi. Je pouvais le sentir tout autour de moi. Mais je ne sentais pas que c'était le Saint-Esprit. Je me dirigeai pourtant vers l'estrade pour que l'on prie pour moi. Je vis un autre ami debout en train de vivre quelque chose qui me sembla fortement érotique (ce n'est pas rare dans le mouvement de Toronto.) Je décidai de sortir respirer un peu d'air frais, parce que je me sentais mal. Quand je fus dehors, tous mes sens semblaient crier : "Jamais plus ! Je ne veux plus de cette chose !" Je m'empressai de partir. Quand je rencontrai un peu plus tard des amis, ils me demandèrent pourquoi j'étais si pâle. Je leur dis où j'avais été.
Plus tard, je parlai à un homme qui avait été dans le Nouvel Age et l'occultisme, avant de se convertir au christianisme. Il me dit qu'il était passé par des expériences similaires, quand des esprits tentaient de pénétrer dans les adeptes du Nouvel Age. Rappelez-vous ce qu'il me dit alors : "C'est une situation extrêmement dangereuse. On peut sentir l'esprit, et l'on se sent mal. Mais quand l'esprit entre, toutes les mauvaises sensations s'évanouissent, et l'on se sent vraiment très bien."
Plus tard, chaque fois que l'esprit de la "Bénédiction de Toronto" était présent, je me sentais souvent physiquement très mal. Parfois il m'était impossible de prier dans les réunions, parce que je me sentais très mal, et que je ne devais pas partir. Cela ne s'est pas produit qu'une ou deux fois. C'était quelque chose de très réel. Je crois que le Saint-Esprit en moi me signalait la présence d'un esprit très hostile. C'est une puissance très réelle.
Puis nous avons eu un camp de jeunes, réunissant environ soixante jeunes de notre église. Il y avait là quatre jeunes qui avaient spontanément reçu des manifestations de Toronto la semaine précédente. Ils étaient très excités en racontant les changements qui s'étaient produits dans leur vie spirituelle (ils étaient jeunes, et ce ne sont pas les paroles exactes qu'ils ont prononcées). Au cours d'une réunion de prière, quand ces quatre jeunes entrèrent, je ressentis aussitôt quelque chose d'étrange et d'inquiétant qui entrait dans la salle. Je commençai à prier en langues, parce que je sentais une oppression autour de moi. Plus tard, je pus parler à certains de ces jeunes. Il se passa quelque chose d'important. L'un d'eux me dit :
"Je sens qu'une puissance travaille en moi, mais elle ne me semble pas très bonne. Il me semble que c'est quelque chose de mauvais, et je suis effrayé L'un de nous voit très souvent Satan entrer dans les réunions de prière C'est pour cela qu'ils lui commandaient de partir. Pendant la réunion de prière, je pouvais clairement sentir qu'il y avait deux sortes de mains étendues sur les gens. Il y avait des mains blanches qui essayaient de bénir les gens, mais il y avait aussi des mains noires qui essayaient de produire des faux miracles."
Je parlai de tout cela à l'un des anciens de l'église qui étaient présents. Il me dit qu'il n'y croyait pas, et que ces jeunes s'imaginaient ces choses. Certains Chrétiens ont du mal à croire que des puissances démoniaques puissent entrer dans des Chrétiens, quand on ne s'oppose pas à leur présence.
Puis je me rendis à la Conférence d'été de l'Eglise de Pentecôte de Finlande. Je devais donner mon témoignage au cours d'une grande réunion de jeunes. En priant pour préparer mon témoignage, je reçus soudain qu'il me fallait citer le passage de 1 Rois 22 au sujet des faux prophètes, et mettre en garde les jeunes à propos de la "Bénédiction de Toronto." Ce fut très dur pour moi, car la plupart des participants de cette conférence étaient à fond pour la "bénédiction." Le nombre de ceux qui s'opposaient publiquement au mouvement était pratiquement nul.
Je savais que le Seigneur me demandait de parler sur ce sujet. Quand je le compris, je me mis à pleurer, parce que j'étais terrifié. Il me semblait que je ne sortirais pas vivant de cette conférence, parce que je devais m'opposer à quelque chose qui n'avait jamais encore été publiquement contestée par aucun pasteur, du moins ici. En outre, ceux qui étaient les plus engagés dans la "bénédiction" étaient les jeunes. C'était une réunion de jeunes, et tous ceux qui avaient poussé à fond la "bénédiction" étaient en force ici. C'est pourquoi je commençai à être terrifié. C'était un vendredi. Je priai toute la journée et la soirée. J'allai me coucher, mais je ne pus trouver le sommeil. Je me sentais malade, comme si je devais vomir. Mais ce n'était pas physique. Dès que j'eus décidé de parler ainsi pendant la réunion de jeunes, je ressentis une réelle pression spirituelle, et c'était cette pression qui me mettait dans cet état. Comme je ne pouvais pas dormir, je me levai et sortis. Je rencontrai le responsable de la chorale des jeunes qui devait chanter pendant la réunion où je devais donner mon témoignage. Il me promit que toute la chorale prierait pour moi continuellement pendant la réunion.
La pression continua. J'avais du mal à prier et j'étais toujours effrayé. Cela continua pendant le samedi. Je me rappelle que je regardais continuellement ma montre, en disant : "Gloire à Dieu ! Plus que deux heures maintenant, et j'aurai donné mon témoignage Cette pression sera partie !" Une jeune fille prophétisa pour moi avant que je témoigne, et me donna un encouragement de la part du Seigneur. Sans cela, je n'aurais probablement pas eu assez de courage pour faire ce que je devais faire. Je dis ce que j'avais à dire, et la pression disparut. Cette "Bénédiction de Toronto" est une chose qui répand vraiment la mort. C'est une puissance spirituelle, et les puissances qui l'animent sont réelles !
Au cours de l'automne 1995, je commençai à m'informer un peu plus sur le Mouvement de Toronto. Je vis d'horribles vidéos montrant Rodney Howard-Browne et les réunions de Toronto. Les gens se comportaient comme des possédés. Ce que je vis était horrible, bien loin de la manière dont le Dieu véritable agissait. Gloire à Son Juste Nom ! Un auteur Finlandais écrivit un livre intitulé : "Une puissante séduction : la Bénédiction de Toronto comparée à l'Evangile de Jésus-Christ, ou comment l'occultisme s'introduit dans l'Eglise." Ce livre commença à mettre de l'ordre dans mes conceptions trop embrumées jusqu'ici. Je vis clairement qu'une puissante séduction se répandait au milieu des Chrétiens.
Je commençai à trouver des articles sur le réseau Internet. Je lisais sans cesse. Plus je lisais (à la fois des témoignages pour et contre), et plus j'étais convaincu qu'il me fallait faire quelque chose. Après avoir vécu d'autres événements, j'écrivis donc un article sur la "Bénédiction de Toronto." Il faisait près de soixante-dix pages en finlandais. J'en distribuai des copies à tous ceux qui le voulaient. Beaucoup de gens furent ainsi secourus. Bien que les partisans de Toronto n'acceptent aucune information négative au sujet de leur "bénédiction," il est néanmoins important de publier les faits. Si vous avez pris position contre cette séduction, je vous encourage à faire des efforts pour faire connaître les faits. Si vous faites cela en accord avec la volonté de Dieu, vous pourrez secourir certaines de Ses précieuses brebis.
Il s'est passé beaucoup de choses en Finlande. Certaines sont très tristes. J'ai entendu parler (mais je n'en ai pas été témoin) de deux femmes qui se sont embrassées pendant deux heures, alors qu'elles étaient "dans l'esprit." D'autres faisaient des mouvements d'actes sexuels. Une femme s'est entièrement dénudée. D'autres encore se sont masturbés pendant des réunions. Des gens étaient saisis de mouvements involontaires dont ils ne pouvaient se débarrasser, et cela les terrorisait. Les gens croient que la gloire de Dieu est présente quand les gens sont secoués à terre et se mettent à aboyer. Notre pasteur principal démissionna quand un différend éclata entre lui et les anciens de l'église. J'entendis dire (mais sans avoir pu vérifier cette information) que des centaines de membres de notre église l'avaient quittée au cours de l'été 1995, parce qu'ils ne pouvaient pas supporter la "Bénédiction de Toronto."
Il y a des années, une Chrétienne de notre église avait reçu une vision. Elle avait vu les pieds de Jésus. Elle n'avait vu que les pieds, mais elle était sûre que c'étaient les pieds de Jésus. Puis, dans sa vision, elle avait commencé à lever les yeux. Elle vit le corps et la poitrine du Seigneur. Elle était encore sûre qu'il s'agissait de Jésus. Cette "personne" ressemblait parfaitement à Jésus. Mais une seule chose était différente. Elle avait dit qu'il avait des yeux comme ceux du diable.
À l'époque, cette vision fut interprétée comme un avertissement du Seigneur, qui rappelait à Son peuple que Satan "se déguise en ange de lumière" et s'efforce de s'infiltrer dans l'Eglise, en prenant la forme de Jésus Lui-même.
Avant le camp dont je viens de parler, on me parla d'une femme qui se trouvait dans une réunion de type Toronto. Elle sentit soudain une puissance dans ses mains. Elle sentit ses mains commencer à trembler, et une chaleur les envahir. Elle s demanda ce qui se passait. Elle vit Jésus qui lui disait : "Je veux te donner le don de guérison." La femme réfléchit un moment, et dit : "Seigneur, montre-moi tes mains, je T'en prie !" Elle voulait voir les cicatrices des clous reçues à la croix. "Jésus" disparut. Puis un autre Jésus Se présenta et lui dit : "Si tu avais accepté cette puissance, tu aurais vu se produire les mêmes manifestations, par l'imposition de tes mains !"
C'est tout à fait possible. Nous devons faire très attention aux faux Christs et aux faux prophètes, aux autres esprits et aux autres évangiles dont parle la Bible.
Je rejette la "Bénédiction de Toronto." Je ne crois pas qu'elle vient de Dieu. J'affirme que le fait de m'opposer à cette "bénédiction" n'a absolument pas affecté ma relation avec le Seigneur. Gloire à Son Nom ! Ceux qui vous disent que quand vous vous opposez à Toronto, ou même quand vous discernez que ce n'est pas de Dieu, vous vous opposez à Dieu Lui-même, et que vous allez être jugé, sont des menteurs. Ils mentent ! Croyez-vous que Dieu va vous juger quand vous éprouvez les esprits, comme Il vous le commande ?
Ils vous diront que vous êtes un pharisien. Peut-être qu'ils ne vous parleront plus. J'ai été triste de rencontrer la femme de notre pasteur principal (celui qui avait démissionné), et de voir qu'elle ne m'a même pas répondu quand je l'ai saluée. Il est vrai qu'elle savait que mon article avait été lu par les anciens de l'église, et que cela avait contribué à créer leur problème !
Ils vous diront que des millions de gens ont accepté la "bénédiction," et qu'ils ne peuvent pas tous se tromper. Relisez Luc 7:13-14 :
"Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité."
Je veux vous convaincre que je me suis efforcé d'être honnête dans tout ce que j'ai fait, vis-à-vis de Dieu comme de moi-même. Je n'ai aucune raison personnelle de m'opposer à Rodney Howard-Browne, ni à aucun autre partisan de la "Bénédiction de Toronto."
Mais j'ai bien compris que c'est une séduction. Une séduction bien réelle et très dangereuse. Les gens expérimentent les mêmes manifestations que dans l'occultisme, comme, par exemple, dans le Kundalini Yoga. On voit aussi les mêmes choses se passer dans l'hypnose. Ces phénomènes ne sont pas confirmés par la Bible, et peuvent donner une impression d'impureté. John Wimber a même dit : "Beaucoup de ces phénomènes auraient autrefois été considérés comme démoniaques." Les barrières doctrinales sont rapidement détruites, permettant ainsi aux doctrines mensongères et mortelles de pénétrer dans les églises.
Dieu me demande de L'aimer, et d'aimer la Vérité. Parce que c'est ce que je fais, et malgré ma faiblesse, je me réjouis de ce passage du prophète Habacuc :
"Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l'Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent" (Hab. 2:14).
Ce qui peut m'arriver m'importe peu. Je sais que la Vérité du Seigneur finira par remplir la terre. Déjà je m'en réjouis. C'est merveilleux ! Que l'Eternel des Armées soit loué !
Priez pour moi. Je vous prie de ne pas m'oublier devant notre Seigneur.
Antti Huima
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